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Posts tagged: texte érotique

Fringale

Cher caissier du Quick,

J’ai bien aimé l’énergie que tu dégageais. Et comme j’avais fumé, je devais avoir les yeux brillants et peut-être un air rêveur. T’as trouvé ça chou. Peut-être que je te regardais avec trop d’insistance. Parce que quand je suis défoncée j’aime beaucoup observer les gens. En tout cas je t’ai troublé parce que tu oubliais tout le temps ce que tu devais faire et tu m’as demandé deux fois si je prenais des frites. Et puis ensuite tu m’as dit que j’avais un joli sourire. Et tu m’as demandé -je sais plus comment t’as dit ça - de te faire un grand sourire. Et moi je l’ai fait. Je me suis sentie idiote mais c’était quand même bien de le faire. Après tu as voulu m’offrir un dessert. Si j’étais caissière chez Quick, je crois que ça me plairait d’offrir des desserts aux garçons charmants. Mais j’en voulais pas. J’avais pas si faim. Je trouvais ça absurde de prendre un dessert et de le jeter ensuite. Alors j’ai dit non, et que si tu me souriais ça me suffisait, tu as souris mais pas beaucoup et je suis partie. Et puis tu as dit au revoir, fort. Et que j’étais mignonne et tout. Et c’était gentil et tout le monde a du entendre.
Après le soir, je me suis masturbée en pensant à toi. Et c’était bien. Et ça sera bien quand je te recroiserai au Quick, parce que j’y penserai. Et ça me fera encore sourire.

Mademoiselle Sarah

Apprentie (Episode 1)

Apprentie - Introduction 

A 15 ans, les jeunes filles de mon milieu devaient faire “leur apprentissage”. Il s’agissait de s’établir au service d’un homme, aisé, généralement veuf ou célibataire, afin d’y apprendre à tenir une maison. Comme j’approchais de l’âge fatidique, une amie de ma mère me parla d’un vieil homme, monsieur R., qui recherchait une apprentie et qu’elle connaissait bien pour avoir elle-même réalisé son apprentissage chez lui 20 ans auparavant. Rassurée par sa chaude recommandation, je pris contact avec lui et lui demandai de bien vouloir me recevoir. Il m’accorda un entretien pour la semaine suivante.

J’étais très réservée à cet âge et je m’y rendis avec la peur au ventre, vérifiant cent fois ma tenue, ma coiffure. Je portais la tenue traditionnelle qui était la norme à l’époque : une robe de soie noire de coupe droite à col rond sur laquelle on ajoutait une chasuble de coton blanche ou grise pour le travail. N’ayant que 15 ans, il était encore d’usage pour moi de porter de longues chaussettes blanches et des souliers vernis.

En arrivant à l’entrée de la confortable villa, je vérifiai une énième fois mon chignon dans la vitre de la porte d’entrée. Très vite on vint m’ouvrir. C’était l’intendant du vieil homme qui m’accueillit poliment et me conduisit jusqu’à un bureau. Là, j’attendis quelques minutes, debout près de la porte, ne m’autorisant pas à bouger un sourcil, attentive à faire la meilleure impression possible à celui qui pourrait devenir mon maître d’apprentissage. Quand il entra, je me senti presque instantanément soulagée. L’homme avait un regard bienveillant et des gestes doux qui dégageaient une chaleur telle qu’on se sentait spontanément en confiance.

Il me fit asseoir et me demanda de me présenter. Il me laissa parler ainsi quelques minutes, puis laissa s’installer un long silence. Troublée, je me demandais si j’avais omis quelque chose d’important, s’il allait me poser des questions ou si c’était à moi de dire quelque chose. Je souriais bêtement, incapable de fixer mon regard et au moment où je levai finalement les yeux sur lui, il reprit la parole pour me demander comment j’avais entendu parler de lui. Je lui parlai de l’amie de ma mère. Il se tut, sourit et me regarda longuement, me donnant l’impression qu’il me scrutait jusque derrière mes yeux.

“- Tu as un petit ami ?
Je rougis et bafouillais.
- Non. Enfin… Pourquoi cette question ?
- Tu as déjà embrassé un garçon ?
De plus en plus embarrassée, je ne comprenais pas où il venait en venir.
- Réponds. Et dis la vérité, je le saurai si tu mens.
- … Oui.
- On t’a déjà touchée ?
- Touchée ?
- Est-ce qu’on t’a déjà touché les seins par exemple ?
J’avais envie de disparaître.
- Écoute. Tout ça reste entre nous, je ne vais pas le répéter à tes parents. Tu es ici pour devenir une femme, commence à te comporter comme telle. Je vais répéter ma question. Est-ce qu’on t’a déjà touchée ?
- Oui. Une fois. Les seins. C’est tout.
- Est-ce que tu as déjà vu un homme nu ?
- Une fois j’ai surpris mon grand frère dans la salle de bain, je n’ai pas fait exprès.
- C’est tout ?
- Oui.
- …

Il se leva, contourna son bureau et vint s’accroupir à côté de moi. Avec des gestes précis et efficaces, il saisit les pieds de ma chaise pour la tourner face à lui. J’écarquillais les yeux de surprise. Alors il posa ses deux mains sur mes genoux et les écarta doucement. Je résistai d’abord, affolée, puis son regard se planta dans le mien et je m’apaisai, le laissant décoller mes cuisses l’une de l’autre, délivrant le spectacle de ma culotte de jeune fille.
Il resta là une minute, ses yeux toujours rivés sur les miens, moi, n’esquissant pas un geste. Je lui faisais juste assez confiance pour rester là sans bouger mais je me sentais comme une chatte craintive, prête à m’enfuir au moindre geste brusque. Tout à coup il se remit sur pied, me tendit la main et me dit de revenir le lendemain avec mes affaires pour mon installation.

Je remerciai avec une formule de politesse alambiquée, fis une petite révérence et sortais le plus calmement possible, retenant mes jambes qui semblaient vouloir courir toutes seules.
Je rentrai chez moi le plus vite possible et courrai m’enfermer dans ma chambre.

Allongée sur mon lit, je laissais mon trouble s’apaiser progressivement. Tentant de faire le tri entre ma peur et l’impression de confiance que l’homme m’avait inspirée, ma timidité naturelle et l’étrange désir que j’avais ressenti… De tout cela émergeait une impression bizarre, la drôle de sensation que cet homme me connaissait, qu’il savait mieux que moi ce dont j’avais besoin, qu’il devinait mes désirs secrets. Au moment de m’endormir, ma décision était prise.

Mademoiselle Sarah

Party

Arlette, c’est une gamine de 17 ans. Dans son lycée, elle passe pour une fille délurée. Celle qui boit de l’alcool, qui fume, qui couche. Auprès de ses copines elle a comme une aura. Tout ça c’est grâce à son frère surtout. Son frère il a 25 ans et il la laisse traîner avec lui et ses potes. Elle se fait charrier la plupart du temps mais elle observe, elle assimile les codes, les références. Son frère et ses potes ils font de la musique. Du rock. Et elle va souvent aux concerts avec eux. Elle connaît les groupes biens, elle porte les fringues qu’il faut. Tout le monde l’aime bien en fait, parce qu’elle est pas idiote non plus. Elle est même plutôt maligne pour une fille de son âge. Enfin c’est comme ça quoi… Arlette aime traîner avec des gars plus âgés. 
Là, elle va à une soirée. C’est les potes de son frère qui l’ont invitée. Mais son frère est pas là cette fois, parti surfer dans les Landes. 
Ce soir, Arlette elle a décidé de mettre le paquet. Robe courte et moulante, faux-cils et gloss, ses cheveux bouclent en cascade dans son dos. Quand elle arrive on ne voit qu’elle. Elle aperçoit les regards des garçons qui se tournent plus ou moins discrètement vers elle et elle se sent grisée. Pour fêter ça, elle enquille une première bière. Elle a envie de s’amuser, de dire des bêtises, de faire admirer ses fesses et de boire toute la nuit. Elle boit d’autres bières, potine avec des copines et progressivement, les garçons viennent la brancher. Au début elle s’en fout un peu, elle joue juste pour le sport. Elle observe le jeu de la séduction. Et puis l’alcool aidant, les regards se font plus insistants, les frôlements plus fréquents, et elle, tout ce manège autour d’elle ça lui monte à la tête, elle a envie d’attiser le feu. 
Et elle a remarqué ce mec. Un type qu’elle n’avait jamais vu. Grand avec un air vaguement patibulaire, le regard très dur. Il ne sourit pas lui. Pourtant il lui parle gentiment. Pour se la raconter un peu, elle dit qu’elle compose de la musique. Auteur-compositeur-interprète ouais, tu vois le délire ? Enfin je fais mes trucs quoi. Le mec il s’appelle Jules et il est producteur, c’est lui qui s’occupe des Backyard Dolls. Putain, s’il se met à poser des questions trop techniques elle va passer pour une conne. Alors elle sort fumer une cigarette en espérant qu’il n’a pas remarqué l’hésitation sur son visage.  
Dans la cour où tout le monde fume sa cigarette, ça rit fort, ça gueule un peu, tout le monde parle très vite. Elle a encore une bière à la main et la tête commence à lui tourner un peu, elle marche plus tout à fait droit sur ses talons hauts. Mais ça va. Elle se retrouve au milieu d’un groupe de gens qu’elle connait pas trop et tout le monde a remarqué le petit jeu qui s’organisait autour d’elle et comment ça rendait fière la môme. On commence à la chambrer, rapport au fait qu’elle est bonasse et aussi qu’elle a l’air d’avoir le feu au cul. Les répliques fusent et elle comprend pas tout. Comme si son cerveau tournait au ralenti. Mais elle capte quand le mec Jules il arrive. Il la regarde de bas en haut et ça lui monte direct au cerveau comme un shoot de poppers. Putain, il a envie de la baiser, ses yeux puent ça. Il dit un truc, rapport à son cul. Qu’il serait bon à prendre en levrette. Les seuls mots qu’elle comprend ce sont ceux qui sortent de sa bouche à lui. Donc ça elle a bien compris. Il lui demande de se tourner pour voir. Et elle se tourne. Et il demande s’il est bien ferme. Alors elle le laisse le pincer. Et puis elle lui sourit. Et lui il dit comme ça qu’il lui en ficherait bien un coup. Il dit ça en regardant ses pieds, avec sa voix très grave et il crache par terre. 

Je sais pas trop comment elle va rentrer chez elle ce soir Arlette. Est-ce qu’elle va baiser le gars Jules ou bien se dégoter un petit jeune de son âge ? Est-ce qu’elle va mettre la pédale douce sur l’alcool pour ce soir ou continuer jusqu’à vomir ses tripes sur le trottoir ? Je suis pas sure de savoir dans quelle humeur elle est, si elle a bien conscience de ce qui se passe, si Jules, lui, il a vraiment envie de la baiser ou si c’est juste une idée comme ça… 


Mademoiselle Sarah

Retour de bâton.

Il y avait ce garçon qui me plaisait depuis un moment. On discutait souvent. Il me faisait rire. Je le faisais rire aussi je crois. Enfin on se plaisait bien. Il était beau. Je commençais à fantasmer sur lui. Et puis un jour, on a fini par coucher ensemble. Et c’était bien. J’étais allongée à côté de lui, la tête dans le creux de son cou. Chaud. Prête à me laisser aller à la délicieuse sensation de bien-être qui m’enveloppait. On avait un peu de temps devant nous je me rappelle. Le temps de savourer un peu le moment. Et puis mon portable a sonné. C’était toi alors j’ai répondu. 

Tu as compris. Tu m’as dit de rentrer. 

En cinq minutes j’ai ramassé ma culotte et je suis partie. Juste le temps de dire au revoir en fait, et j’ai pris la ligne 3. Je me sentais sale. J’avais l’impression d’exhaler l’odeur de ma chatte dans tout le wagon du métro. 

Ca mettait pas très longtemps pour arriver chez nous. Quand j’ai ouvert la porte tu m’attendais. Assis droit comme i sur une chaise face à la porte. “Pute” t’as dit. Tu t’es levé, tu m’as giflée. J’ai rien dit. Tu m’a attrapée par le cou et poussée jusque dans la cuisine où tu m’as fait m’agenouiller. Là t’as enlevé mon corsage et mon soutien-gorge. Et puis tu as soulevé ma jupe. Une main serrée sur ma nuque, de l’autre t’as écarté ma culotte et glissé tes doigts dans ma fente. C’était trempé encore. Alors t’as dit que j’étais une trainée. Et tu m’a giflée encore. Plusieurs fois. Et t’as tiré mes cheveux. J’avais la tête penchée en arrière, tellement que c’était dur de respirer. Et t’as craché sur mon visage. T’es sorti. 

Alors moi je restais là. Les genoux sur le carrelage, ma culotte qui pinçait mes petites lèvres. J’avais froid un peu. Et je sentais ta salive dégouliner sur mon visage. Mais il valait mieux pas que j’y touche. Je restais là. Au bout d’un moment j’avais vraiment mal aux genoux. Ta salive était sèche. Ca me grattait un peu. Mais je bougeais pas trop. Je sais pas vraiment combien de temps j’ai du rester là. T’avais fermé la porte. Mais n’empêche je bougeais pas. Je fixais la porte blanche du frigo. Au bout d’un moment, j’avais remarqué un tas de petites saletés que je voyais jamais quand je faisais le ménage. Ca me donnait une envie furieuse de nettoyer. Mais je bougeais pas trop. Le frigo se mettait à ronronner. Et puis plus. Et re. Et plus. J’avais des crampes dans les cuisses presque. Et un peu mal au dos. Et je frissonnais.

Et finalement t’es revenu. Tu disais rien. T’étais calme. Et quand on a traversé le salon, j’ai vu que le soir tombait. Tu m’as emmenée dans notre chambre et poussée sur le lit. Moi j’avais froid, je me suis recroquevillée dans le coin, contre les oreillers moelleux. J’osais pas aller jusqu’à me glisser sous la couette mais je frottais mes bras avec mes mains. Toi tu t’es assis sur le fauteuil à côté du lit. T’as pris ton portable et t’as appelé quelqu’un. Je savais pas qui c’était parce que t’as rien dit. Ca a du sonner quelques fois, je sais pas… et t’as raccroché. Et moi je restais là, j’osais rien dire. Tu me regardais. Y’avais pas de la colère dans tes yeux je crois pas. Y’avais… Je sais pas. Ton regard, il était doux. Pas affectueux non… mais enfin, pas méchant. En tout cas, après quelques minutes, quelqu’un a sonné à la porte. Ca m’a surprise quand même parce que je m’attendais pas à ça. En fait je croyais que tu attendais un coup de fil.

Enfin, t’es allé ouvrir. Et moi bien sûr, je suis restée là. 

Et t’es revenu avec une fille. Une blonde. Elle avait l’air bien, elle. Elle était bien habillée. Sexy. Une jupe courte, des talons hauts, bien maquillée et tout. Quand elle est entrée dans la chambre, j’ai compris que c’était pas la première fois qu’elle venait parce qu’elle a pas jeté un regard circulaire sur la pièce comme on fait normalement, quand on découvre un endroit. Elle m’a regardée avec un petit sourire. Et les battements de mon coeur se sont accélérés. Elle, elle était bien. 

Tu l’as embrassée. Et puis tu l’as fait agenouiller devant toi et tu as déboutonné ton pantalon. Et enfin… Tu te rappelles. 

Elle t’as sucé et pendant ce temps-là elle me jetait des petits regards et ça avait l’air de l’amuser pas mal cette histoire. 

Et moi je frissonnais et j’étais glacée à l’intérieur.

T’as un peu changé de position. Tu t’es mis bien en face de moi. Et elle était de dos. Elle te suçait avec toute l’ardeur dont elle était capable. Pour me faire chier. Et toi, tu retenais doucement ses cheveux et tu me regardais. Droit dans les yeux. Avec l’air de dire… “alors ? ça te fait quoi ?”

Ben ça me piquait dedans. Et en même temps ça me plaisait. Et je voulais bien expier. Je me disais que cette pouffiasse pouvait bien te sucer, c’est avec moi que t’étais. C’est moi que tu prenais la peine d’agenouiller dans la cuisine. Et donc c’est moi que tu aimais. Et si tu m’aimais… Elle pouvait bien sucer tant qu’elle voulait. Après, de temps en temps, tu retirais ta bite de sa bouche et tu l’embrassais. Avec passion. Ou avec excitation. Enfin, c’est sûr elle devait te faire de l’effet cette fille quand même. Et tu remettais ta bite dans sa bouche. T’étais assez doux avec elle je me souviens. Ferme mais pas brutal. Tu tenais ses cheveux et tu faisais glisser ta queue entre ses lèvres. Et elle, elle gémissait un peu… Elle adorait ça cette pétasse. 

Ca a duré un petit moment quoi, cette affaire. Et tu l’as prise sur tes genoux, sur le fauteuil, près du lit. T’as écarté ses cuisses et commencé à la branler. Doucement mais elle était vachement excitée déjà. D’une main tu palpais ses seins, de l’autre tu la branlais consciencieusement. Et elle, elle criait carrément. Tellement tu sais bien faire ça. Je le sais ça, forcément. Donc t’as fait ça jusqu’à ce qu’elle jouisse. Et c’est là que tu m’as dit de venir. J’ai approché lentement. Et t’as dit qu’il fallait que je lèche sa chatte. 

Merde. Elle était trempée sa chatte. Et elle avait un goût fort. Plus fort que la mienne en tout cas. J’aimais pas trop. Mais j’essayais de faire comme tu voulais. Et surtout de pas la regarder.J’espérais juste que ça dure pas trop longtemps. Et non. Tu m’as écartée et tu l’as mise à quatre pattes. C’était de la moquette dans notre chambre. Et t’as voulu que je lèche son cul… J’ai fait ça. Et à chaque coup de langue, je voyais s’éloigner de moi la possibilité de reprendre à mon compte un peu cette énergie sexuelle que tu mettais à m’humilier. Le peu d’excitation qui m’avait étreint tout à l’heure disparaissait. Et je savais que moi, je n’aurais rien. Et il a fallu que je te suce aussi. Parce qu’entre temps t’avais débandé. Et tu l’as enculée. Et tu m’as obligée à rester là tout près. A regarder. Enfin, y’a plus rien qui me tenait. Plus de tension. J’étais pas excitée. J’avais plus envie d’être punie. J’étais molle et j’attendais. 

T’as joui dans son cul. 

Tu l’as accompagnée dans la salle de bain et moi je me suis glissée sous la couette. J’étais fatiguée et j’avais besoin de toi.

J’ai entendu la porte d’entrée se fermer. 

T’es venu près de moi. Tu m’as pris dans tes bras et j’ai un peu pleuré. 

Et au bout d’un moment je t’ai demandé si elle baisait mieux que moi. Parce qu’être sure d’être ta préférée, c’est ça qui me permettait de tout mettre en tension. 

Mais toi t’as dit que oui. 

Et après ça… On est devenu ce couple à la con que tu connais et qui se déchire pour la garde du chat. Enfin, tu sais.

Mademoiselle Sarah

Dialogue

- T’as joui ? 
- Non. 
Il hausse les sourcils.

- Ils t’ont même pas sucée ? 
- Non. 
Petite moue déconcertée. 

- C’est pour ça que maintenant j’ai envie que tu me lèches. Lèches-moi. 
- Nooooon. 
- Pourquoiiii ? 
- Tu t’es fait baiser toute la nuit par DEUX mecs ! 
- Et alors ? Je me suis lavée ! 
Il rit mais garde un air dégoûté.

- Toi, suces-moi. 
- Je t’ai dit non. 
- J’ai envie de jouir dans ton visage. 
- Pourquoi je ferais ça ? 
- Je sais pas. 
Il use de son sourire charmeur. Celui qui lui donne l’air d’un petit garçon. 
- Tu sais bien ce qu’il faudrait faire pour me donner envie. 
- Non. 
Parfois je me demande s’il est possible d’être aussi naïf. Je suis décontenancée par son manque d’attention et son égocentrisme.

- Quoi ? 
- Il suffit de m’exciter ! 
- Ah… mmm. 
Il fait encore cette moue enfantine. Cette fois on dirait un petit garçon déçu de recevoir une boîte de légo quand il avait espéré une PS3.

- Si je te suces, ça va m’exciter. Ensuite, je serais encore plus frustrée. 
- … 
Quel gamin égocentrique. Il va juste me le redemander jusqu’à ce que je cède, sans jamais rien proposer en échange

- T’es chiant. Donnes-moi du lubrifiant. 
- Pourquoi ? 
- Donnes. 
- Tiens. 
Il me regarde, dans l’expectative.

- Tu enlèves ta culotte ?! 
- Tu veux que je te suces ? 
- Oui… 
Petit sourire. L’espoir reparaît dans ses yeux.

- Tu vas te masturber ?! 
- Oui. 
- Ok… 
Chez Léo, c’est chacun pour sa peau.

Mademoiselle Sarah

Où je pourrais être l’autre…

Celle qui t’ouvre la porte et t’accueille sans t’embrasser. Je te dirais sèchement de baisser les yeux. Et d’enlever tes vêtements. Tu saurais ce que tu viens chercher, mais pas tellement à quoi t’attendre. Je pourrais être celle qui… Glisse une main dans tes cheveux puis les attrape brutalement et pousse ton visage contre mon sexe. Je te dirais “tu veux que je te baises ?” et te forcerais à répondre. Je me moquerais un peu de ton sexe déjà dressé pour souligner ta faiblesse. Je t’allongerais sur le lit, prendrais tes couilles dans une main et serrerais un peu fort, sans te faire mal. De l’autre main, je glisserais mes doigts dans ta bouche pour que tu les suces. Ensuite, je serrerais une main autour de ta gorge et te forcerais à ouvrir la bouche. Et je cracherais entre tes lèvres ouvertes. Je serais celle qui dit : “branle-toi”Et regarde. Je me caresserais doucement en te matant. Je scruterais ton visage et ses frémissements.Tu te branlerais lentement, sensuellement, appréciant toutes les subtilités des variations de pression de ta main sur ta queue, raide. Et puis, je m’approcherais de toi, délicatement, mes yeux toujours rivés dans les tiens. Tu t’amarrererais à mon regard, attendant de moi l’autorisation. D’aller plus loin, de faire monter encore le plaisir. D’un doigt humide, glissé doucement dans ton anus, je te la donnerais. Tes mouvements se feraient plus rapides et tes yeux implorants. De tes lèvres entrouvertes s’exhaleraient quelques soupirs. Et comme tu crèverais d’envie de me pénétrer, je t’ordonnerais de ne pas bouger et tu attendrais encore… un peu… Je t’obligerais à me supplier avant de m’empaler enfin sur toi. Et alors comme tu ne pourrais t’empêcher de donner des coups de bassin, je te giflerais pour te discipliner. Et je te disputerais un peu. Je bougerais lentement. Pour t’agacer mais aussi pour te rappeler que c’est comme ça que j’aime baiser. Moi.Ta mâchoire serrée dans ma main, j’accélèrerais progressivement. Mes mouvements devenant moins amples, tu te ferais plus impatient et je devrais encore te corriger, d’une claque sur ta joue, d’un mot prononcé sévèrement : “arrête!”. Alors je ralentirais à nouveau. Pour te punir. Je te laisserais, avec ta trique frénétique et interdiction d’y toucher. Je poserais ma chatte sur ton visage et t’ordonnerais de lécher. Longtemps. Mais finalement je te laisserais t’astiquer un peu parce que je voudrais pas que tu perdes ton érection bien sûr.Des deux mains derrière ta nuque, je plaquerais bien ton visage contre ma vulve. Parce qu’il faudrait que tu comprennes qui commande. Et je te parlerais un peu.”Ca t’excites hein ? T’aimes ça lécher ma chatte ! Plus fort !”Et je m’arrêterais avant d’aller trop loin sur le chemin de l’orgasme.Alors je m’empalerais à nouveau sur toi dans un va-et-vient plus rapide et plus profond. Là, je te dirais de bouger oui. Plus fort. Et plus vite. Et quand je te sentirais prêt à jouir, je me retirerais pour attraper ta bite d’une main et la branler jusqu’à ce que tu éjacules sur mon sexe. 


Et quand tu te serais remis de tes émotions, que ton désir serais retombé, je m’allongerais bien confortablement et te demanderais de venir entre mes cuisses, et t’attirant par les cheveux, me lécher à nouveau. Avaler tous mêlés ton foutre et le mien. Et bien obéissant et reconnaissant, je te laisserais me faire jouir. 


Et enfin, tu aurais le droit de te reposer, ta tête posée sur mon pubis luisant, je caresserais doucement ton visage. 

Mademoiselle Sarah

Ecran

Il est bien plus fort qu’elle. Elle, mince et frêle, est assise sur une chaise, en face de son bureau. Mais sa personnalité dégage quelque chose de fort. Elle, c’est une fille forte, un garçon manqué, quelqu’un qui en a vu d’autres. Lui, gros, le cheveux un peu gras. Il inspire le mépris. L’homme qui ne prend jamais de risque et prend plaisir à rabaisser les autres pourvu qu’il soit sûr d’être bien à l’abri.Mais il est en position de force. Il lui fait du chantage. Il peut révéler sur elle, des choses qui lui causeraient beaucoup d’ennuis. Il jouit de la situation et on sent bien qu’il va en abuser. 
Dans cette scène, ce que j’aime c’est qu’on se demande jusqu’où ça va aller. Jusqu’où le réalisateur osera nous montrer les choses, jusqu’où l’auteur a-t-il osé faire aller la violence. Et puis ça arrive. Il l’a menacée verbalement. Il lui a rappelé l’équilibre des forces. Elle serre les dents. On sent derrière ses yeux, son cerveau tourner à plein régime pour trouver la faille. En vain. Si bien qu’il s’approche. Inexorablement. Elle reste assise. Et lui s’approche, saisit d’une main ses cheveux et lui annonce… ce qu’on attendait : qu’il “va falloir être bien gentille”. Et lentement, de sa main libre, il sort sa queue qu’il insère doucement dans la bouche de la fille. Et elle le suce, contenant froidement sa rage à l’intérieur. 

Mademoiselle Sarah

Depuis un quart d’heure, il tourne en rond…

Depuis un quart d’heure, il tourne en rond dans l’appartement. Elle ne devrait plus tarder à arriver maintenant. Il est tendu, anxieux. Il a hâte de savoir comment s’est passé son “rendez-vous” et quelque chose de désagréable lui tenaille le bide. Ils s’étaient pourtant mis d’accord, ça lui paraissait simple en fait sur le moment. Elle devait retrouver le type pour récupérer l’argent, en échange d’un “service sexuel”. C’était le seul moyen, ou ils auraient dû renoncer à la somme. C’est vrai, ils auraient pu renoncer… Mais ça paraissait si simple. Elle n’avait pas mis longtemps à se décider à y aller. Il avait vite mis de côté une hypothétique jalousie. Après tout ils avaient confiance l’un dans l’autre. Ces quelques minutes ne pouvaient pas avoir de bien grandes conséquences. 
Pourtant, depuis un quart d’heure, qu’il tourne en rond, dans l’appartement (Merde, elle devrait déjà être là…), les “et si” s’accumulent doucement dans sa gorge et viennent gâcher sensiblement l’apparente simplicité de leur plan. En entendant enfin le bruit de sa clé dans la serrure, il s’asseoit nonchalamment à la table de la salle à manger et remet ses lunettes, l’air de rien, comme s’il n’avait pas quitté son journal. 

Elle entre, une sacoche de cuir à la main, pose ses clés et ses lunettes dans le vide poche de l’entrée. Elle entre comme on rentre du supermarché, comme on rentre du travail. Le rythme de ses pas, le même ; les gestes machinaux, les mêmes. Elle appelle “Lars ?”, mais comme elle tourne au coin de la cuisine, elle l’aperçoit déjà qui lève son visage vers elle, interrogateur. 

Les battements de son coeur se sont un peu accélérés. Il a envie de savoir comment ça s’est passé. Mais en fait non. Il ne sait pas trop ce qu’il redoute. Qu’elle ait aimé ? Qu’elle en garde une trace, comme une partie nécrosée de leur couple ? Qu’elle ait des images de sa queue, à lui, quand ils baiseront dorénavant ? D’un hochement du menton vers elle il lance un “Alors ?”, un peu plus agressif que ce qu’il aurait voulu. 

Elle, soulève la sacoche et la pose sur la table, en guise de réponse. 

Mais il s’en fout, il s’en fout maintenant du fric. Ce qu’il veut savoir c’est “Alors ???? T’as aimé ça hein ? Il t’as bien baisée cet enculé ?” Et il se jette sur elle. L’attrape par les cheveux, une main sur sa gorge, prêt à l’étrangler. Il la pousse brutalement contre la table et l’embrasse à pleine bouche. Il a envie de lui montrer. Il ne sait pas bien quoi mais… il va le faire quand même. Il n’a pas vraiment envie de faire l’amour. Il veut lui montrer. Lui… montrer quoi ?  

Elle, elle n’a encore rien dit, rien fait. Une fois sa bouche libérée, elle regarde, interdite. Elle plonge ses yeux dans les siens et ne sait trop qu’y lire. Prise de court ; elle n’avait pas vraiment imaginé les choses comme ça. Mais elle sent que cette rage pourrait s’avérer libératoire. Alors elle ne dit rien et tente d’être là où il veut la mettre, être son exutoire. Elle enlève son chemisier, son regard toujours planté dans celui de Lars, aux aguets.

Lui, esquisse un rictus… Une main toujours fermement serrée sur la gorge de Véra, il empoigne ses seins. Fiévreusement, il les malaxe brutalement. Lui, il va la baiser pour de bon. Elle va voir ce que c’est. Il voudrait lui dire. Lui hurler tout ça. Mais ça reste coincé dans sa gorge. De sa mâchoire serrée ne sortent que de faibles grognements. Mais il n’en pense pas moins. Il dégrafe son jean et en quelques secondes le lui retire, avec ses chaussures de pute là. Ses dix centimètres de cuir vernis. Salope. 
Elle est donc étendue là, en sous-vêtements, sur la table en bois. Ses jambes, légèrement écartées, ne touchent plus le sol. Elle l’attend, incapable de la moindre initiative, suspendue entre crainte et désir. Elle lève son visage vers lui et laisse sa bouche se déformer en un sourire nerveux.

Il la gifle. Oh non, pas si fort. Mais enfin. Il la gifle. Tout prêt à regretter son geste, une fraction de seconde.

Elle sourit. Un peu plus franchement. Ses yeux se font lubriques. Elle a saisi.
Alors sa colère cède totalement au désir et la dernière trace de mépris qui lui reste, il va l’exploiter à son profit. Une main sur son sein épais, l’autre sur sa hanche, il plonge sa bouche sur celle de Véra et enfonce sa langue entre ses lèvres. Férocement. Mais avec gourmandise. Il lèche sa langue, sa bouche, glisse vers son cou qu’il mordille avec force, sur ses seins, qu’il parcourt de leur creux à leurs pleins et mordille leurs extrémités avant de les saisir tous deux à pleines mains pour mieux les palper et les sous-peser. 

Elle, ne bouge presque pas, appuyée sur ses coudes, elle n’est pas libre de ses mouvements. Aussi, tout son corps se tend dans une offrande muette. Elle ouvre sa bouche pour accueillir la langue de Lars et tout ce qu’il voudra y mettre, comme sa chatte, dès à présent trempée et absolument accessible. 

Lui a perçu son changement d’attitude et ses mains deviennent affolées. D’un coup sec il arrache sa culotte et plonge ses doigts dans son sexe. Il va et vient, rapidement. Puis, une main arrimée sur son sein, glisse sa bouche sur sa vulve humide et se met à la lécher goulument. Comme elle écarte ses cuisses, il la retrouve salope comme il l’a aimée. Pas la méprisable salope qui couche pour de l’argent mais la délicieuse salope avec laquelle il a baisé avec avidité presque chaque jour depuis qu’il l’a rencontrée.

Elle commence à gémir. Et de plus en plus fort. Elle crève d’envie de sentir sa bite entre ses cuisses mais ses caresses délicieuses la paralysent. Elle veut qu’il continue mais elle veut qu’il la pénètre. Coincée entre ses désir, elle ne bouge plus d’un centimètre, il peut bien faire ce qu’il veut. D’avoir dû offrir son corps sans plaisir, ses sens sont maintenant suréveillés et prêts à faire feu de tout bois. Elle jouit rapidement. 

Alors il la pénètre. Violemment, profondément. Puis il ne bouge plus. Comme pris de doute. Des images qu’il s’est construites en son absence refont surface. D’autres pénétrations qui ne l’impliquaient pas. Les yeux dans le vague. Il doute de lui, il doute d’elle, de son désir à elle. 

Véra s’impatiente. Elle le veut. Maintenant. Et donc sans réfléchir, elle le repousse, saute de son promontoire pour l’y allonger à sa place. En quelques mouvements, elle le pousse sur la table, l’y allonge et grimpe sur lui. Accroupie sur le bassin de Lars qui ne proteste pas elle s’empale sur lui. Et entame un savant et sportif va et vient qui fait grincer le bois. D’abord lentement, comme sa position l’y contraint, puis, reposant ses genoux, de plus en plus vite. 

Il ne pense plus qu’à elle. Le spectacle de ses seins qui tressautent en rythme, les contractures de son visage et sa bouche qui se déforme, laissant s’échapper de petits cris. Elle le veut. Il en soupire d’aise et bouge son bassin à l’unisson. Reprenant peu à peu possession de sa conscience et de son corps, il tend les mains pour la caresser tandis qu’elle se donne en spectacle sans honte aucune, relevant ses cheveux derrière sa nuque pour lui donner le loisir de la regarder sous toutes les coutures. Alors qu’il ne bouge presque pas, il a l’impression de la posséder entièrement. Tout ce qu’elle fait, elle le fait pour lui. Et il se laisse aller à son plaisir. Bouge son bassin de plus en plus frénétiquement. Jusqu’au moment où il glisse son bars autour de ses hanches pour la maintenir tandis qu’il pilonne en rythme saccadé. Il s’accroche à elle de toutes ses forces et accélère encore. Plus vite. Et encore plus vite. Jusqu’à l’orgasme qui ne tarde pas à venir.

Et alors ils se laissent tous deux choir sur le bois de leur table commune qui est restée debout. Mais comme il tourne la tête sur le côté, c’est la sacoche de cuir qui est tombée. 

Mademoiselle Sarah

Seule au bar

J’ai envie de lui. Depuis déjà plusieurs semaines, je croise son regard. Le patron derrière le bar. Toujours un mot pour chacun. La stature de l’homme qui commande, et une impression de tendresse pour ses habitués. Je croise son regard clair et j’ai l’impression que ses yeux perçants se plantent dans les miens avant de me déshabiller. Je veux qu’Il me prenne. Ça doit arriver, je me demande seulement quand.

Un soir d’été, alors que la fréquentation est plus faible que d’habitude, un dimanche, quand le bar ferme plus tôt… “Tu restes prendre un verre ?” J’en meure simplement d’envie.

Alors qu’Il compte la caisse, un serveur est là qui passe le balai, range les tables, descend le rideau de fer. Je suis assise sur le comptoir, derrière lui et nous bavardons gentiment. Je sirote mon verre de vin en sachant que tout cela va durer un bon moment. Un long moment pendant lequel j’ai tout le loisir d’appréhender la suite. Je sais déjà qu’Il va me soumettre. Je le vois dans son regard, nous nous sommes compris. Je crois. J’espère.
Cette compréhension ne suffit pas. Être soumise c’est avoir peur. Toujours avoir peur de l’autre. Se demander jusqu’où Il peut aller. Et parfois espérer, dépasser ses limites.
Je pense à ce que j’aimerais qu’Il fasse, ce que je redoute qu’Il fasse, ce que je ne supporterais pas qu’Il fasse, ce que je crains qu’Il ne fasse pas. Et je pense aussi que trop fantasmer à l’avance c’est s’exposer à être déçue.

La chaleur m’envahit. L’alcool m’a déjà enhardie et j’ai l’impression que mon corps est uniquement tendu vers ce but. Je crève de me jeter à ses pieds pour le sucer. Mon sexe est brûlant et humide.
Et toutes ces banalités débitées pendant que ces images m’agitent me rendent encore plus nerveuse.
Et enfin. Enfin. Le serveur nous souhaite une bonne soirée avec un clin d’œil complice. Il croit que ce qui va se passer n’est secret pour personne. Comme Il se trompe.

Le patron est là. Seul. Debout devant moi. C’est enfin le moment, où tout va se décider, où chacun de nous va dévoiler son jeu. Et c’est à lui de commencer. Je suis toujours assise sur le comptoir, mon verre à la main, face à lui. Il me regarde. Comme s’Il n’arrivait pas à se décider. Comme s’Il ne savait pas par où commencer. Comme s’Il hésitait, comme s’Il avait peur. Il sourit légèrement puis en me regardant dans les yeux me dit simplement : “T’es une vraie petite salope toi, pas vrai ?”
Mon cœur manque un battement. Il m’a touchée, attrapée, ficelée avec cette phrase. Maintenant je ne bougerais plus c’est sûr. Je lui jette un regard troublé, intimidé, avec un petit sourire.

C’était le signe qu’Il attendait. Il semble parfaitement détendu maintenant. Je vois qu’Il est rassuré. Qu’Il a les choses en main et qu’Il va les mener avec assurance. Il garde le silence maintenant. Recule d’un pas et commence à défaire sa ceinture en gardant son regard planté dans le mien. Je sens l’adrénaline monter en moi. Alors qu’Il défait son pantalon, je me laisse glisser du bar et dans un seul mouvement me retrouve à genou devant lui, prête à officier.
Il extrait son sexe, mou. D’une main Il l’approche de ma bouche et de l’autre donne une inflexion légère à ma nuque. J’ouvre la bouche en tirant la langue et le prend délicatement. Je commence à sucer doucement et je le sens durcir progressivement, prendre de l’ampleur dans ma bouche.
Je me sens affamée. Comme si je pouvais pomper pendant des plombes. J’ai envie de l’avaler entièrement. J’y mets tout mon cœur. D’abord délicatement, je caresse son gland de ma langue et enfonce son pénis le plus profond possible dans ma bouche. J’aspire, de plus en plus fort dans un mouvement de va et vient. Puis je reprends conscience du reste de mon corps.
J’approche une main de ses couilles que je commence à malaxer doucement. Ses gémissement me parvienne de plus en plus appuyés, de plus en plus libre. Il ne dit rien.
Après quelques minutes, brutalement, Il retire son sexe de ma bouche. Je me sens comme un enfant à qui on retire son jouet, sans explication. J’aurais voulu le garder pour toujours.

Il m’attrape par le bras pour me relever et me pousse contre le bar. Derrière moi, je le sens bouger mais je ne vois pas ses mouvements. Puis je n’entends plus rien. Enfin, Il s’approche, doucement. Il pousse mon buste contre le comptoir tandis qu’Il soulève ma robe pour exposer mes fesses. Je l’entends s’exclamer. “Quel cul !” Je rougis, Il ne peut pas le voir. Il fait glisser ma culotte et l’enlève tout à fait. Je repose sur mes talons hauts, troussée comme une paysanne, mon cul offert à sa vue. Il recule. Je ne l’entends plus. Je me sens exposée. Vaguement mal à l’aise.
Il s’approche à nouveau et commence à malaxer brutalement mes fesses.
Puis, sans crier gare, une main enserrant fermement ma taille, Il enfonce un doigt entre mes cuisses. Dans un gémissement Il murmure que je suis déjà bien mouillée, que j’aime ça hein ? Je chuchote que oui.

Il glisse un autre doigt puis passe sa main sur ma vulve. Entre mes lèvres. Dans ma chatte. Je sens qu’Il prend plaisir à me barbouiller de cyprine. A prendre possession des lieux. Et plus Il se comporte en propriétaire, plus je désire être sa propriété. Tout en continuant à farfouiller dans ma chatte d’une main ; de l’autre, Il remonte sous ma robe et attrape un de mes seins, le malaxe rudement. Je ne mets pas de soutien gorge. C’est une habitude. J’aime la surprise amusée des hommes qui me touchent pour la première fois et découvrent mes seins nus.
Il m’attrape par les cheveux pour me redresser et enlever ma robe. Ceci fait, Il me repousse vers le comptoir. Il appuie ma face contre le bois puis de ses deux mains sur mes hanches, m’oblige à me cambrer encore un peu plus. De sa main gauche Il enserre mon cou fermement. Je me sens prisonnière, à sa merci. De sa main droite, Il reprend son mouvement de va et vient dans ma chatte. Dans cette position, Il est penché sur moi et je sens son torse contre mon dos nu. Sa respiration.
Un doigt. Deux… Trois. Je ne sais plus. Plus profondément. Plus brutalement. Je gémis. De plus en plus fort. Peu à peu, mon champ de conscience se réduit à mon vagin. J’ai l’impression qu’Il s’ouvre démesurément. Je ne pense plus qu’à ces doigts en moi. Le temps pourrait s’arrêter.

On frappe à la porte. Je sursaute. Il s’arrête. Il se penche un peu plus vers mon visage pour me chuchoter de ne pas bouger. Il va ouvrir. Les battements de mon cœur s’accélèrent. Une personne qui regarderait par la porte entrebaillée tomberait à coup sûr devant mon cul offert. Mes jambes écartées. Ma chatte ouverte et trempée. Je voudrais disparaître. Mais je ne bouge pas. Puisqu’Il me l’a demandé. Et que c’est lui le patron des lieux.

Je l’entends ouvrir la porte. Il parle très bas. Impossible de comprendre ce qu’Il dit, ni à qui Il s’adresse. La personne en question peut-elle me voir ? Va-t-Il interrompre notre jeu pour une urgence quelconque ? Les minutes semblent s’étirer à l’infini. Je reprends peu à peu conscience de mon corps. Mes jambes me font mal. Les os de mes hanches ont cogné contre le bord du comptoir. Je vais avoir des bleus. Il y a un truc qui colle sous ma main… J’entends la porte claquer. Ses pas qui s’approchent.

Il contourne le bar pour s’asseoir en face de moi. Il murmure “Changement de programme.” Il soulève mon menton, approche mon visage du sien. Ses yeux dans les miens, tout près… “Un ami est venu me rendre visite. Il t’a croisée au bar, Il a très envie de toi. - Qui est-ce ? - Chhh… Ne pose pas de question d’accord ? - … - D’accord ?” Comme je fais mine de me retourner, Il me retient. “Tu es d’accord ? - … oui.”
Mais j’en tremble presque. De peur ? Ou d’excitation. A ce point, je ne sais plus.

J’entends du bruit derrière moi. Des pas qui s’approchent, le bruissement de vêtements qu’on défait. Montée d’adrénaline. Des mains se posent sur mes fesses. Caresses. Mon dos. Mes seins. Plus rien. Le patron a reposé mon visage contre le comptoir. Une main posée sur mes cheveux Il regarde l’autre.
Douleur fulgurante. Il m’a frappée. Sur les fesses. Du plat de la main, il m’a frappée. Et il recommence. Encore et encore. Chaque fois, mon corps bute contre le bois du bar et m’arrache des cris aigus. Je ne cherche pas à les retenir. Je connais ce genre d’hommes, je sais que ça l’excite. J’ai mal mais c’est supportable. Il retient ses coups. Mais continue. Encore. Encore. Ça brûle. Je serre les dents.
Je n’aime pas ça. Il ne s’arrêtera que quand mes fesses auront atteint la teinte recherchée. Un rouge vif. Luisant. Il ne me touche pas. Sauf du plat de sa main. Il frappe. Encore. Encore. Les larmes commencent à monter. Je ferme les yeux. Le patron, caresse mes cheveux. Et l’autre continue. J’ai l’impression que ça dure depuis de longues minutes déjà. Et il continue. Et cette fois, je pleure tout à fait. J’ai arrêté de crier et ne pousse plus que quelques gémissements.

Et puis il s’arrête. Enfin. Je sens qu’il approche son sexe de ma fente. Je ne suis plus du tout excitée maintenant. Il me pénètre. Brutalement. Profondément. M’arrachant à nouveau des cris. Il commence un lent et profond va et vient. Son sexe me paraît épais, je me sens déchirée. Et il accélère. Il me baise fort. J’ai mal mais la situation m’excite et je commence à y prendre plaisir. Je plonge mon regard dans celui du patron. Il me dévisage, guette le froncement de mes sourcils, ma bouche qui se déforme dans l’étreinte. Je ne le quitte pas des yeux. C’est avec lui que je baise vraiment. L’autre continue à baiser tandis qu’Il caresse doucement mes cheveux. Enfin Il m’embrasse à pleine bouche. Je m’accroche à sa bouche comme tout à l’heure à sa bite, comme une naufragée.

Puis l’autre s’arrête. Il se retire. Je sens qu’il maintient mes cuisses fermement écartées tandis que sa langue s’approche de ma vulve. Il la glisse doucement sur le haut de mes cuisses. La caresse est douce alors que mon vagin me brule. Il remonte lentement vers mes lèvres. Je sens mon clitoris se gonfler d’excitation quand il s’y pose délicatement. Je tressaille. Il lape. Il fait ça bien. C’est rare, des hommes qui sachent me prendre. Comme ça. C’est… si bon. Je suis totalement immobilisée. Mon buste contre le bar, mon visage dans Ses mains, mes yeux dans les Siens. Mes jambes maintenues dans les mains de l’autre, à la merci de la jouissance. Qui monte. Tranquillement. Sans un faux mouvement. Est-ce que ? Oui. Il glisse une main vers mes fesses. Il va le faire. Il glisse un doigt dans mon cul. S’il continue, c’est sûr je vais jouir.

Mais il s’arrête. Se relève. Son doigt toujours en bonne place. De l’autre main, il continue de caresser mon clito. Je sens mon anus se dilater progressivement. Est-ce qu’il va ? Je crois qu’il va le faire. Il crache. Je sens que son doigt glisse, de mieux en mieux, de plus en plus profondément. Je veux qu’il le fasse. Je gémis. J’ai envie de lui crier de le faire. Mais. Ce n’est pas mon rôle. J’attends. C’est ce que je dois faire. Il prend son temps. Je crois qu’il a senti mon impatience. Il veut me torturer un peu. C’est son rôle, à lui. Et enfin… il m’encule.
J’ai peur qu’il me fasse mal mais je suis tellement excitée que je doute que ça puisse arriver. Je sens enfin sa bite. Dans mon cul. Il pénètre lentement mais avec assurance. En moins d’une minute il est chez lui. Sa main toujours sur mon sexe. La langue du patron dans ma bouche que je suce. Je suis pleine. Et heureuse. Je crois qu’Il commence à se branler. Et l’autre accélère. Accélère encore. Si ma bouche n’était pas obstruée, je hurlerais pour de bon. Mon plaisir monte et monte. A ce moment, la seule chose que je redoute c’est qu’il s’arrête. Je vais jouir. Je me prends à rêver qu’il jouisse dans mon cul. C’est un peu dégoûtant mais tellement excitant.
C’est si bon, tout ce qu’il y’a dans ma tête c’est “Mon dieu que j’aime me faire enculer !” L’autre garde le rythme, ne lâche pas la pression sur mon clitoris et… je jouis. Le patron retire sa langue de ma bouche et alors je me mets à crier si fort qu’on doit m’entendre de la rue. Je sens que mes jambes vont se dérober. L’autre me maintient d’une main, il s’immobilise, je l’entends grogner. Il tremble. Je tremble. Il a déchargé dans mon cul. Je lui en suis… reconnaissante. Ce sentiment me surprend moi-même. Il reste un moment sans bouger. Puis, quand il se retire, je sens un liquide brûlant couler le long de mes cuisses.

Je suis haletante, les larmes aux yeux. Le patron m’embrasse. Essuie mes larmes. Tandis que l’autre se rhabille et sort. Quand j’entends la porte claquer, je me laisse glisser sur le carrelage froid. Il me rejoint. S’assoie à mes côtés et me prend dans ses bras. Il caresse mes cheveux, mes épaules, mon ventre. Après toute cette sauvagerie, j’ai tellement besoin d’un câlin. Et c’est si rassurant de savoir qu’Il sait cela. Nous restons comme ça de longues minutes.

Et puis il se relève et m’attrape par le bras. Il me présente sa bite et il est temps pour moi de le remercier. Je suis épuisée mais tellement reconnaissante que je n’aurais pas de mal à trouver l’énergie de le satisfaire. Il a perdu son érection. Je le prends donc tout doucement dans ma bouche. Je titille son gland avec ma langue, remplis ma bouche avec sa bite. Mais elle ne gonfle pas. Je descends ma bouche sur ses cuisses, l’embrasse, le caresse. Je glisse mes mains sous ses couilles, les soulève légèrement, les lèche, remonte jusqu’à la base de son sexe, le reprends. Mais mes caresses sont sans effet. Je sens qu’il trépigne, qu’il est mal à l’aise.
Tout à coup il me soulève et me sert contre lui. Alors que je pose sur lui un regard interrogateur il me dit “Non, mais… T’es pas une fille qu’on baise toi. T’es une fille dont on tombe amoureux.”

Mademoiselle Sarah

Sucré / Salé

Depuis quelques minutes, le ton commence à monter. Les précautions verbales cèdent la place aux attaques caractérisées. Dans ses yeux, je lis du mépris, de la rancœur, un peu de haine je crois. Depuis quelques minutes, je tente, de plus en plus difficilement, de ne pas céder à la tentation de rendre coup pour coup.

Voir cette agressivité sur le visage que j’ai passé tant d’heures à scruter avec délice. Voir cette bouche adorée, que j’ai tant léchée, embrassée, sucée, caressée du bout du doigt, vomir tout le dégoût qu’il a de moi. Tout cela est de plus en plus insupportable. Je veux qu’il arrête. Je réponds froidement, mon esprit occupé à autre chose.

A mesurer l’ampleur du désastre. Evaluer la taille du précipice qui sépare à présent nos deux corps. 

Il y a peu, sa simple présence dans la même pièce que moi faisait monter la température de plusieurs degrés. Là, juste à le voir me détester, un grand vide se creuse dans mon ventre. Je me sens me désintégrer. Je ne peux pas laisser faire ça. Je veux arrêter ça. L’empêcher de me démolir. L’obliger à m’aimer un peu. Il faut qu’il me touche.

Et tandis que ma voix émet des phrases syntaxiquement irréprochables, sur un ton mesuré, bien qu’un peu froid… A l’intérieur, je bouillonne de plus en plus fort. Au bout de combien de temps ? Je ne sais pas… Dans ces instants, le temps semble s’étirer et faire des nœuds sur lui-même. Je me jette sur lui. Arrête ! 

Je l’ai giflé, griffé. Je l’ai attrapé par les cheveux et jeté sur le lit. Avec mes poings, j’ai frappé son visage, son torse en hurlant qu’il arrête, qu’il arrête, qu’il arrête. Est-ce que je voulais lui faire mal ? Je voulais simplement le toucher. Etre en contact. Sentir sa résistance. La chaleur de son corps. Ses mains sur moi. Il était bien obligé de se débattre. J’étais assise sur lui, mes mains autour de sa gorge, ma bouche plaquée sur la sienne pour le faire taire. Enfin.

Forcément, il a été plus fort que moi. Rapidement, il a attrapé mes poignets, m’a immobilisée.

J’ai envie de pleurer. De rage, de désespoir. Mais rien. Hurler. Non plus. Il faut quelque chose. Un exutoire. Mais baise-moi !

En une seconde il me repousse, me retourne, me plaque, le visage dans la couette. Une main serrée autour de mes poignets. L’autre relevant brutalement ma jupe.

Il ne dit rien mais je l’entends respirer fort. Il tremble un peu. Je crois. Je suis pétrifiée. Je veux qu’il me baise. Je ne veux pas qu’il me baise dans la haine, mais si c’est tout ce que je peux avoir. Tant pis.

Je voudrais pouvoir enlever ses vêtements un à un. Le caresser des heures comme nous faisions avant. Quand j’embrassais son cou en l’effleurant à peine avant de l’investir avec ma langue. Suçoter ses doigts un à un. Sentir son sexe durcir contre mon ventre tandis que j’enfonçais ma langue dans sa bouche. Mes seins contre son torse. Sa peau contre ma peau. Lentement, éprouver l’accélération de nos cœurs, de nos respirations, trembler de désir ensemble. S’accorder sur la manière de faire durer l’instant.

Mais non. Si je ne peux avoir que sa bite. Je prendrai sa bite. 

Je le laisse donc, baisser ma culotte. Juste assez pour pénétrer l’endroit. A présent elle me scie les cuisses. Tant pis. Je le laisse glisser ses doigts dans ma chatte. Pas pour préparer le terrain non. Pas pour vérifier mon état d’excitation. Juste pour écarter suffisamment mes petites lèvres et pouvoir forcer mon vagin. 

Je le sens manœuvrer derrière moi. Ouvrir son pantalon. Sortir sa queue et la diriger vers mon sexe. D’une main, il l’introduit. Rapidement. Malgré la résistance. Ca me brûle, d’abord. Ca me fait mal. Mais très vite, mon vagin s’adapte, s’ouvre, s’humidifie, ouvre le passage.

Une main toujours serrée sur mes poignets, de l’autre il serre mon cou. Juste assez pour que je me sente à sa merci. Il accélère. Va et vient trop rapidement pour me laisser apprécier quoi que ce soit. Il ne s’agit pas d’amour ici, ni même de plaisir. C’est une démonstration de force.

En d’autres circonstances, j’aurais apprécié la performance. Cette fois, je voudrais avoir les mains libres pour le caresser. Sentir sa poitrine sur mon dos. Son souffle dans mon cou. Sa bite n’est pas une consolation mais une arme qui me rappelle tout ce qu’il ne me donnera pas. J’enfouis mon visage dans la couette pour laisser mes larmes couler. Et pendant qu’il besogne, je laisse mes pensées s’éloigner de lui vers ce que nous étions.

Ces moments étincelants à se regarder les yeux dans les yeux. Simplement émerveillés d’exister. Ces dimanches après-midi sous cocaïne, épuisés entre du rock plein pot et des fellations sans fin. Sa bouche sur mon cul. Mes mains sur ses couilles. Sa bite dans ma bouche. Sa langue sur ma chatte. Encore. Encore. Encore. Espérant toujours avoir plus de temps.

Cette fois, la magie n’est pas de mise. Ni même le plus élémentaire respect. Il va et vient dans mon dos, brutalement, rapidement. Et tout à coup se retire. Je ne l’ai même pas vu venir. D’un coup sec, tirant sur mes poignets, il me retourne sur le dos. S’installe sur moi, à califourchon et fourre sa bite dans ma bouche ; que je n’ai même pas le temps d’ouvrir en grand pour le préserver de mes dents. D’ailleurs, je me fiche de le préserver. Et c’est réciproque. Les deux mains derrière ma nuque, il me force à l’engloutir. Jusqu’au fond de ma gorge. Faisant monter quelques larmes. Je respire à peine ; il m’étouffe. Il sait que je souffre à cet exercice mais il n’a plus d’égard pour moi. Il va et vient dans ma bouche, dans ma gorge, comme il l’a fait dans ma chatte. Uniquement concentré sur son propre plaisir. Est-ce encore du plaisir ? Il va se soulager. Sur moi.

Tout aussi soudainement, il retire sa queue de ma bouche. Une main derrière ma tête, l’autre secoue son membre et le sperme jaillit. Inonde ma figure. Chaud, épais. Je ferme les yeux.

Dans un râle, il me lâche. Laisse ma tête retomber lourdement sur le lit. Il part en arrière et se pose à mes côtés, laissant s’éteindre les derniers soubresauts de l’orgasme.

C’est fini. C’est déjà fini. Ce n’est pas ce que j’avais voulu. Pourtant j’ai consenti. Espérant autre chose. Je l’ai laissé m’humilier. Comme si je le méritais. Convaincue de devoir racheter ma faute. Et s’il fallait cela pour le faire revenir, je le laisserais m’user et m’abuser à loisir. S’il suffisait de cela.

Je passe ma langue sur mes lèvres pour goûter sa semence. Plus difficile à avaler que d’habitude. Ma main glisse vers son corps. Cherche enfin une caresse. Et c’est sa main qui se pose sur la mienne. Me retiens. Puis tâtonne jusque mon visage. D’un geste, négligemment, il essuie grossièrement le liquide gluant et me murmure d’aller me nettoyer. M’habiller. Allez. On sort. Viens. On va prendre l’air. Je respire.

Mademoiselle Sarah